transports en commun

on s’est rencontré un mercredi
tu marchais devant moi je t’ai suivi
on s’est tous les deux assis sur le trottoir
on a fait assemblant de pas se voir
par-dessus ton livre tu m’as regardée
par-dessous le mien je me suis cachée
mais je t’observais du coin de mon oeil droit
et je savais que nos coeurs dansaient déjà
puis ton autobus est arrivé
notre petit manège s’est arrêté
on savais pas comment se dire au revoir
on savais même pas si on allait s’revoir
t’as haussé les épaules tu es parti
aussi vite que tu es entré dans ma vie
moi j’essaye déjà d’me raisonner
d’me dire qu’un coup de foudre
venait pas juste de m’frapper

j’aime, j’aime ton odeur
j’aime tes yeux, ta douceur
j’aime quand tu me racontes des histoires
j’aime ton sourire qui brille même dans le noir
s-il-te-plaît embrasse-moi encore
s-il-te-plaît embrasse-moi encore
serre-moi fort contre toi redis-moi encore une fois:
salut, salut ça va?

environ 15 ou 20 minutes plus tard
j’attendais toujours sur le trottoir
quand un beau mirage est survenu
mon bel étranger étais réapparu
t’étais essoufflé t’avais couru
de l’autoroute 30 du plus vite que t’as pu
t’avais raconté des histoires au chauffeur
même s’il t’a pas cru y t’as laissé faire
t’as simplement dit: salut ça va?
j’savais pas quoi répondre j’en revenais juste pas
tu m’as dit: je l’sais c’est un peu fou
y fallait absolument que j’te revois un point c’est tout
on s’est échangé nos téléphones
on s’est dit cette fois-là c’est la bonne
quand j’suis rentrée chez moi un peu plus tard
j’avais tes yeux qui brillaient dans mon coeur

j’aime, j’aime ton odeur…
ta-tadada-daaa-da-dada..